Réformation et fin d’une commune libre

A l’arrivée des Bernois (1536), l’Evêque de Lausanne doit fuir et le châtelain d’Ouchy de l’époque, un certain Pierre Francey, remet les clefs du château à Leurs Excellences de Berne.
Si Leurs Excllences de Berne introduisent la Réforme et fondent l’Académie de Lausanne (1537), elles choisissent de privilégier et d’investir dans le développement de Morges : mon château tombe petit à petit en ruine. Il abritera tout de même des réfugiés huguenots à la Révocation de l’Edit de Nantes (18 octobre 1685), où ces derniers développeront la culture du vers à soie ainsi qu’une production de porcelaine.


Une centaine d’années avant le départ des Bernois (24 janvier 1798, je ne possède pas de chiffres pour la période de la « révolution vaudoise »), mon port abrite à peine 150 personnes. Et ceci en dépit des efforts de conseillers lausannois qui avaient demandé, en vain, à Berne de le faire entièrement transformer dans un but militaire, commercial et industriel.
Il ne faut dès lors pas s’étonner que ma région ait abrité des réunions secrètes, en 1791, au caractère révolutionnaire commémorant la prise de la Bastille, la veille du 14 juillet chez Jacques-Antoine Lardy, commissaire à Ouchy, ou comme le célèbre Banquet des Jordils, le 14 juillet, sous les marroniers de la propriété du banquier Dapples (aujourd’hui Hôtel Royal). Leurs Excellences de Berne. réprimeront durement ces élans et tentent après de calmer la situation en inaugurant un nouveau port en 1793.
Quelle ne fut pas ma déception d’apprendre que, alors que tout se prêtait pour que nous retrouvions notre statut d’indépendance, le nouveau Préfet de Lausanne, en 1798, biffe tout simplement l’appellation de Commune libre et indépendante d’Ouchy …. Quel impudent !

 

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