Un passé millénaire

On m’a raconté qu’à la suite du retrait des glaces (il y a 14000 ans env.), des chasseurs magdaléniens, ces paléolithiques « spécialistes » du renne, ont certainement dû passer à proximité d’Ouchy.
Des traces de chasseurs-cueilleurs nomades du mésolithique ont été repérées sur les rives du Léman dès le sixième millénaire avant notre ère : il s’agit de simples foyers avec des outils.
Au néolithique, avec l’établissement des premiers villages « lacustres », nos ancêtres passent à une vie sédentaire : un mégalithe relevé (Route de Chavannes 29) et 124 tombes fouillées à Vidy témoignent de cette période entre 4000 et 3000 environ av. J.C..


Il reste difficile de dire s’il y a eu des occupations continues de nos rives. Peu de traces permettent de brosser un tableau des époques de Hallstatt et de La Tène, ni même de pouvoir certifier si notre côte a été brièvement abandonnée pendant l’occupation celte de la colline de la Cité.
Après les combats entre Helvètes et Romains, tels qu’ils nous sont narrés par César dans sa Guerre des Gaules (livres I, « Divico »et III, « l’Affaire du Valais »), la présence romaine sur le Plateau suisse s’étoffe, dès la fin du Ier siècle av. J .C., sous l’impulsion de l’empereur Auguste.
C’est dans ce contexte que se développe à Vidy un vicus, au bord d’une baie allant du Flon à la Chambronne, notre limite ouest de commune.
Cet habitat, modeste au début, va profiter de la proximité du Léman et du carrefour routier entre les importants axes reliant l’Italie au nord de la Gaule et la Narbonnaise à la Germanie, pour connaître un bel essor économique et devenir une véritable ville gallo-romaine (comme en témoignent son plan et sa basilique.
Profitant de la pax romana des deux premiers siècles ap. J.C., Lousonna développe son commerce et le transport des marchandises par bateau.

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